• stephaniefailloux

Grande secousse, mais pas de crise financière

La crise du Coronavirus a engendré des mouvements très violents dans les marchés à la baisse mais aussi à la hausse. Dans cette situation d'extrême volatilité, nous recommandons de résister à la panique.

Vous trouverez ci-après une analyse, grandement inspirée de Romain Burnand, gérant fondateur de la société de gestion Moneta que nous recommandons dans nos allocations.


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La baisse du marché a été très brutale, mais les actions rapides et résolues des Banques Centrales, de la Commission Européenne et des Etats ont été très fortes. Ainsi, nous envisageons que le très fort ralentissement de l’activité économique en Europe ne devrait pas se traduire par une crise financière, malgré le niveau de dettes élevé dans le système.

Les résultats de quasiment tous les secteurs économiques vont être sous pression, comme la solvabilité de certains acteurs. Cela est clair sur tout ce qui est lié au tourisme et aux loisirs (compagnies aériennes, hôtels, restaurants et leurs fournisseurs…) et toute l’activité impactée par les mesures de confinement (chute des achats, fermetures d’usines et arrêt de nombreux chantiers).

L’impact sur les résultats des entreprises cette année sera très significatif. De fait, les sociétés sont très prudentes, annoncent massivement que leurs objectifs 2020 ne pourront pas être tenus sans se risquer sur de nouveaux objectifs, tant la visibilité est faible (sur la demande finale, la chaine d’approvisionnement, la capacité à repartir une fois les mesure de confinement levées, etc)

Il y a donc un manque total de visibilité, d’où la très forte volatilité des marchés, et notamment du marché des actions.

Cela étant dit, nous sommes en face d’une forte contraction de l’économie, mais pas nécessairement de destruction de capacités productives. Et donc si le court terme est très incertain, l’année 2021 pourrait être une année de retour à une activité économique et de résultats de sociétés moins anormaux qu’aujourd’hui. 


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Dans ce contexte, certains fonds actions sont devenus attractifs, ainsi que les valeurs immobilières, notamment les SCPI. Nous recommandons de privilégier les sociétés non-endettées ou dont la dette est bien structurée ce qui leur permettra de traverser la crise.

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